Xavier Lefebvre, un réalisateur-voyageur !

  • L'edito de Beforgo.com
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  • le 11 septembre 2018
France

Dans la série «  ils ont des métiers de rêve », les réalisateurs de documentaire font partie de ce monde envié.

caméra et bloc note voyage 

Beforgo a rencontré Xavier Lefebvre, réalisateur prolixe dans le monde des documentaires. Ce parisien n’a pas eu la vocation de voyager. Mais la vie de sa chère grand-mère maternelle Suzanne, femme de militaire, qui a sillonné le monde, l’a certainement plus influencé qu’il ne le pense. Il a d’abord envisagé de devenir enquêteur ou criminologue. Il commence des études de droit. Idée qu’il va vite abandonner pour apprendre la réalisation à l’Esra.

Sa vie se passe souvent dans les aéroports et les avions, parenthèses qu’il apprécie et dont il aime l’ambiance.

Le premier grand voyage

« Mon premier contact avec le voyage fut l’Afrique. Je suis parti 18 mois en coopération au centre culturel de Nouakchott. Je travaillais avec des troupes de théâtre sénégalaises et mauritaniennes. Je regrette de n’avoir pas suffisamment exploité cette chance en apprenant la langue, ou en explorant plus. Aujourd’hui, ce serait différent »

Être réalisateur de documentaire

« Dans la réalisation, on ne sait jamais quelle branche va nous aspirer. Les hasards de la vie m’ont amené à travailler dans les documentaires et à voyager. Le goût du voyage s’est infiltré au fur et à mesure dans mon ADN. À mon retour à Paris, après ma coopération en Mauritanie, une boite de prod m’ a appelé pour être assistant. Puis, j’ai travaillé pendant 10 ans pour l’émission « Va savoir » sur France 5 avec Gérard Klein. On embarquait 6 enfants dans un bus et on parcourait la France 10 jours par mois. Cela a été très formateur. J’ai appris les ficelles du métier sur le terrain. »

Les coulisses d’un tournage

Xavier Lefebvre et Indiens Equateur

« Je travaille en binôme avec un rédacteur qui enquête en amont pour trouver les personnes et les lieux  à filmer. Sur place, un fixeur va vérifier les données. Nous restons en moyenne 15 jours dans le pays. Tout est très organisé, un dispositif itinérant est mis en place. Il faut savoir être réactif et régler les multiples embûches que compte un tournage à l’extérieur sur des courtes durées, avec la contrainte d’un billet retour. Les qualités nécessaires sont un sens de l’adaptation et du self control. Tourner dans des conditions extrêmes engendre beaucoup de stress. » 

Le pays coup de coeur, les Marquises, l’île de Pâques

Moaï Iles de Paques

« La Nouvelle-Zélande, je me verrai bien y vivre. Tout est magnifique. Chaque kilomètre traversé est un enchantement. Ce fut un voyage « au bord de la route » d’Auckland à Christchurch. Le pays possède de nombreux atouts à mes yeux : son insularité, la culture anglo-saxonne dans tout ce qu’elle peut avoir de positif, une nature omniprésente. J’ai eu la sensation que, là-bas, tout était possible, tout pouvait recommencer. J’avais l’impression d’être chez moi. 

îles Les Marquis

J’ai surtout des souvenirs de moments de voyage. Par exemple, j’ai été fortement influencé par les Marquises, nous étions partis en tournage avec Christian Karembeu pour l’émission « des îles et des hommes » sur Planète. La sensation, cette fois, était le lâcher prise, la sérénité. Un autre voyage emblématique fut l’île de Pâques. Petit, on avait une encyclopédie à la maison sur laquelle étaient, entre autre, représentés des Moaïs. Me retrouver au milieu de ces statues géantes était un rêve de gosse. Je touchais un des symboles de l’exploration du monde. J’ai fait, là-bas, mon premier tatouage. »

Le dernier tournage

« Je reviens d’Équateur, la dernière étape de « la route des extrêmes ». Je suis en train de digérer ce périple en Amérique du sud. Nous avons visité les biotopes extrêmes, du désert le plus aride, à la forêt tropicale la plus humide afin d’observer la capacité d’adaptation humaine. On montre  aussi comment il est possible de faire face au réchauffement climatique. »

La Bolivie, la Paz et ses téléphériques

« À la Paz, des téléphériques ont été construits pour se déplacer. On se croirait dans une vaste station de ski. Ce pourrait être une bonne alternative aux mini vans qui envahissent les rues de la capitale dès l’aube, et qui provoquent une pollution hallucinante, malheureusement les téléphériques sont trop chers, seulement 10% des locaux les fréquentent quotidiennement. Au Pérou, la pollution est moindre car le transport le plus utilisé sont les tricycles. »

Sur les toits des villes, émission d’Arte

« Les toits des villes sont le nouvel espace à conquérir. L’urbanisation s’accélère. Il devient nécessaire d’aménager les toits, d’en faire des lieux de vie, d’agriculture, de culture. On pourrait croire que la canopée urbaine est partout la même. Mais chaque ville de Tokyo à LA en passant par Bangkok est empreinte de sa culture. Un jardin agricole sur Berlin n’est pas le même qu’à Paris. »

Le Japon

« Le Japon est mon ambiguïté. En tant que réalisateur, ce n’est pas un pays évident à découvrir à l’oeil. Je m’explique : le jardin zen est souvent coincé entre deux routes, dans la pollution urbaine. Il y a aussi énormément de touristes. J’ai pu être déçu. Au fur et à mesure de mes allers retours, j’ai appris un peu plus sur l’âme japonaise, sa culture, le minimalisme, la célébration de chaque centimètre de nature. J’adore la folie du quartier de Shibuya, les rues comme dans un film animé de Miyasaki. Je suis subjugué par Tokyo. J’ai un véritable attachement à ce pays. »

Les outsiders de la route de la soie (émission d’Arte diffusée fin 2017)

« Je me suis fait surprendre par l’Iran et surtout les Iraniens. Les préjugés vis à vis de ce pays sont tellement forts. Il y a une richesse culturelle et une véritable ouverture d’esprit dans les grandes villes. Un autre pays, le Kirghizistan possède des paysages incroyables. On se sent loin de tout,  il est difficile d’accès. »

Sa philosophie

« Revenir de ce genre de voyages est difficile. On prend en pleine face notre course à la consommation. Mon regard sur le monde a forcément évolué, je sais que je suis un privilégié. Ma philosophie de vie, c’est d’être bien dans le moment présent, être bien quand je suis en voyage, être bien quand je suis en France »

Cette semaine, retrouvez les documentaires de Xavier Lefebvre sur Arte avec « le Japon vu du ciel », « sur les toits des villes ». Un peu de patience, pour retrouver les épisodes de la route des extrêmes, tournés avec le reporter Alfred de Montesquiou , ils sont en montage…

©Xavier Lefebvre

 


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