Buenos Aires, l’art de vivre porteño

  • L'édito de Beforgo
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  • le 5 octobre 2017
Argentine

Buenos Aires, l’art de vivre porteño

À Buenos Aires, tout est blanc ou tout est noir. On aime et on déteste. Le drame s’invite partout. Mais un drame sans noirceur, l’atmosphère de la ville balaie les vils sentiments et les hissent vers la noblesse. La noblesse de se haïr et de s’aimer à nouveau. On dirait que Buenos Aires est la ville des amours agonisantes mais sublimées. Qui n’a jamais été quitté à Buenos Aires ne connait pas la force de résilience de cette ville. Elle est pleine et déliée. Elle est terriblement vivante. Elle est la capitale de la nostalgie et de la fierté, du sens du théâtre aussi, jusque dans son football.

Un petit tour dans ses quartiers

Ça sent la viande grillée, les danseurs de tango s’exécutent devant les maisons de toutes les couleurs. La Boca, quartier populaire et portuaire des marins et des immigrés. C’est là que se trouve le club de Maradona, El Diego comme on l’appelle ici, et la bombonera le fameux stade de football. On parle le Lunfardo, argot des faubourgs.

C’est à San Telmo qu’on peut rencontrer Malfada, la petite fille terriblement intelligente qui refuse de voir le monde tel qu’on lui montre. Un quartier coup de coeur où les brocanteurs s’installent sur les rues pavées. Nombreux artistes et intellectuels. vivent ici. Une vie de quartier bohème et joyeuse.

Et puis, Palermo qui se paie le luxe d’avoir plusieurs noms : soho, viejo et hollywood. Un petit monde branché avec son lot de restaurants, bars, designers et boutiques. Palermo se vit de jour comme de nuit.

Le style haussmanien des immeubles du centre, quartier de Recoleta, fait de Buenos Aires, la plus européenne des villes d’Amérique latine. Et le porteño, le plus italien des sud-américains : arrogant, roublard, beau parleur, élégant…

La ville a un fort pouvoir évocateur : psychanalyse, tango, football, écrivains… Allez faire un tour du côté de l’hôtel Legado mitico dont les onze chambres sont dédiées à une personnalité qui a marqué la culture du pays. ( le Che, Malfada, Evita Peron, Borges entre autre). Cette mégapole, de près de 3 millions d’habitants, traverse le temps sans se départir de sa splendeur ni de sa créativité. Les porteños ont l’âme bouillonnante.

Transporté par une danse mythique d'Argentine à Buenos aires

Un quotidien rempli de danse, poésie et réflexions :

Boire du maté, un véritable rituel

Dans la rue, chez soi, partout le maté, l’amertume de cette plante renvoie à la nostalgie de cette ville. Cette boisson de feuilles vertes qui infusent dans une calebasse et qu’on boit grâce à une bombilla ne peut que se partager. La calebasse passe de main en main. Tonique et purifiant, il coupe la faim et permet de rester éveillé lors des périodes d’examen pour les étudiants ou dans les travaux qui engagent la force physique. Il fait partie du quotidien, pas un jour ne passe sans qu’il soit bu.

l’intimité du tango, une religion 

L’Argentin aime la tristesse, il est heureux en sa compagnie, il la danse au son du bandoneon. On dit souvent du tango qu’il est « une pensée triste qui se danse »

Il y eut d’abord Carlos Gardel puis le tango nuevo d’Astor Piazzolla, et aujourd’hui, le tango electronico de Gotan Project.

C’est le rythme, le compas qui compte.

« Le tango, avec un bon danseur, c’est comme tombé amoureux en 3 minutes ». Dans Les milongas, les  bals de quartier, dont les meilleures adresses s’échangent sous le manteau, des femmes sorties du bureau, glissent leurs pieds dans des sandales brillantes à talons hauts. Les jupes se fendent, les épaules se dénudent. Le port de tête se fait altier. Sans un regard pour le partenaire, elles s’élancent dans des figures imposées.

Dans le film « El ultimo tango », on danse au-delà du désamour car la danse est un art qu’il faut  honorer. Un homme, Juan Carlos Copes et une femme, Maria Nives, pris dans l’orage de la passion, ont dansé ensemble des décennies pour porter le tango sur la scène internationale. Un couple mythique. Sensualité des gestes, des poses. Intensité exacerbée. Reconnaissance des corps qui s’enchainent mais qui se brisent dès la musique terminée. C’est la passion qui fait vibrer l’Amérique latine mais certainement plus encore Buenos aires.

Au nom de l’amour qui fait souffrir, le tango follement.

Un abrazo fuerte… Que je te garde encore un peu pour moi…

l’amour des livres et des poètes

Saint Exupéry écrivit Vol de nuit à Buenos Aires. La ville accoucha de nombreux écrivains. Elle fut capitale du livre en 2011.

Julio Cortazar, né de cette terre, portait sa folie dans ses mots. Jorge Luis Borges, autre poète, disait du tango « nous pouvons discuter le tango et nous le discutons, mais il renferme, comme tout ce qui est authentique, un secret »

Sur Corrientes,le broadway argentin, les théâtres et les bouquinistes se côtoient. Les livres sont  des rois.

La psychanalyse

Le divan est une autre institution argentine, une pratique culturelle. À Buenos Aires, se trouve la plus forte concentration de psychanalystes au mètre carré. Elle fait partie intégrante du quotidien , véritable style de vie dans laquelle on retrouve cette grande capacité de résistance et de créativité des Porteños, et leur quête d’identité vitale qui trouve ses racines dans l’immigration, l’exil et la dictature.

Buenos Aires et ses habitants sont liés par cette mélancolie joyeuse. Elle envoûte quiconque y réside plus d’une nuit. Elle apaise les chagrins d’amour et fait retomber amoureux. C’est une danse à 2, les partenaires changent mais danseront toujours.

Playlist pour se mettre dans l’ambiance

Una noche mas de Yasmin Levy

Libertango d’Astor Piazzolla

Oblivion de Julia Migenes

el buen Gualicho de Natalia Doco

Et vous, où voulez-vous aller?


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